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Musique classique et opéra par Classissima

Riccardo Chailly

mercredi 24 mai 2017


Resmusica.com

10 mai

A la Scala, le retour virevoltant d’une Pie voleuse toute en grâce

Resmusica.comMilano. Teatro alla Scala. 02-V-2017. Gioacchino Rossini (1792-1868) : La Gazza Ladra, mélodrame en deux actes, sur livret de Giovanni Gherardini. Mise en scène : Gabriele Salvatores. Costumes : Gian Maurizio Fercioni. Lumières : Marco Filibeck. Avec Paolo Bordogna, Fabrizio Vingradito ; Teresa Iervolino, Lucia ; Edgardo Rocha, Giannetto ; Rosa Feola, Ninetta ; Alex Esposito, Fernando Villabella ; Michele Pertusi, Gottardo ; Serena Malfi, Pippo ; Matteo Macchioni, Isacco ; Matteo Mezzaro, Antonio ; Claudio Levantino, Giorgio/Il Pretore ; Giovanni Romeo, Ernesto ; Francesca Alberta, la pie. Chœur et orchestre du Teatro alla Scala (Chef de cœur : Bruno Casoni). Direction musicale : Riccardo Chailly.

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15 avril

Compte-rendu, opéra. Milan, le 12 mars 2017. La Scala, Rossini : La Gazza Ladra / Riccardo Chailly / Gabriele Salvatores

Compte-rendu, opéra. Milan, le 12 mars 2017. La Scala, Rossini : La Gazza Ladra / Riccardo Chailly / Gabriele Salvatores. Trop souvent réduit à sa célébrissime ouverture, La Pie voleuse fut créé avec un immense succès ici même à la Scala il y a exactement deux cents ans, en mai 1817. Les Milanais cependant n’avaient pas revu l’œuvre depuis 1841 ! Il faut donc saluer l’initiative de la Scala pour cette production parmi les plus attendues de la saison. Cet opéra semi-serio, un genre hybride peu présent dans l’esprit des programmateurs, est en effet rarement donné ; on se souvient qu’il avait fait, en 2009, les délices des festivaliers de Bad Wildbad, sous la direction inspirée du regretté Alberto Zedda. Sur un sujet relativement anecdotique (le vol de couverts en argent par une pie), mais qui pose la question de l’injustice sociale, Rossini élabore un monument d’une durée quasi wagnérienne. On reste notamment impressionné par la scène de la procession vers l’échafaud (« Tremate, o popoli »), et du procès de l’héroïne, au second acte, qui fait écho au fait divers tragique dont s’est inspiré le librettiste Gherardini. Une Pie aguicheuse La mise en scène, en tous points admirable, a été confiée à Gabriele Salvatores, cinéaste et authentique homme de théâtre, qui avait déjà mis en scène un autre opéra « animalier », The English cat de Henze. Dès l’ouverture, le ton est donné avec une femme-pie danseuse et acrobate, qui devient le fil rouge aérien, fugace et poétique de l’opéra. Le caractère naturaliste de l’intrigue – la scène se passe dans un gros bourg près de Paris – est respecté par des costumes d’époque magnifiquement restitués (la scène de la liesse populaire au début du premier acte) et une scénographie ingénieuse : on voit sur le côté droit un décor de théâtre qui se transformera tour à tour, au gré d’un jeu subtil des lumières, en immeuble d’habitations, en cellules de prison ou en tribunal. Le metteur en scène s’est en outre entouré des marionnettes des Fratelli Colla qui livrent tout en délicatesse, et dans les moments clé, une lecture en contrepoint de l’intrigue, et malgré l’immensité de la scène et de la salle, on ne perd rien du raffinement de ces fragiles personnages de bois. Un casting de haut vol Une des raisons qui explique la relative rareté de l’œuvre sur les scènes tient à son extrême difficulté vocale. Il ne faut pas moins de deux ténors, deux sopranos, trois basses et deux mezzo exigents pour résister aux pyrotechnies vocales de la partition rossinienne. La distribution réunie pour cette résurrection milanaise ne déçoit pas. Si la basse Paolo Bordogna, dans le rôle de Fabrizio, a un timbre légèrement voilé, malgré une vaillance et une présence scénique pleine d’aplomb, tous les autres interprètes méritent les plus vifs éloges. Dans le rôle difficile de Ninetta, Rosa Feola déploie, dès son entrée en scène (« Di piacer mi balza il cor ») un timbre cristallin parfaitement articulé. Pippo et Lucia, respectivement Teresa Iervolino et Serena Malfi, séduisent par leur projection puissante et leur jeu dramatiquement engagé. Magnifique prestation également du ténor qui monte, Edgardo Rocha, dans le rôle de Giannetto, le fiancé de Ninetta : si sa gestuelle semble un peu gauche et pas très naturelle, la beauté de la voix ensorcelle et révèle une aisance stupéfiante dans les passages de voce spinta. Aux côtés de jeunes interprètes prometteurs (les excellents ténors Matteo Macchioni dans le rôle du vendeur ambulant Isacco, et Matteo Mezzaro dans celui du geôlier), on relèvera la prestation enthousiasmante de la basse Alex Esposito qui campe un père de Ninetta bouleversant de vérité dramatique, attentif aux moindres nuances du texte : grand moment d’émotion, lorsqu’il apprend la condamnation à mort de sa fille (« Accusata di furto »), le chant devient « bel canto » au sens noble du terme, traduit une grande expressivité, le sentiment de terreur qu’il éprouve le fait presque ressembler à un personnage inquiétant à la Füssli, un sentiment renforcé par la femme-pie qui rôde tel un spectre autour de lui. Et quelle joie de retrouver le vétéran Michele Pertusi, récemment entendu à Toulouse dans le rare Ernani de Verdi ! Son arrivée, en ombre géante, doublée en même temps par sa marionnette, est terriblement efficace. Chanteur toujours impeccable, racé, il apparaît comme un modèle d’élocution qui rappelle opportunément qu’un mélodrame français (La pie voleuse ou la servante de Palaiseau), avec ses exigences de diction qui perdurent dans les récitatifs italien, est à l’origine du livret de Gherardini. Dans la fosse, l’orchestre et les chœurs de la Scala sont dirigés d’une main alerte par Riccardo Chailly, en digne héritier d’Alberto Zedda à qui la soirée était dédiée. ____________________ Compte-rendu, opéra. Milan, Teatro alla Scala, Gioachino Rossini, La Gazza Ladra, 12 mars 2017. Paolo Dordogna (Fabrizio Vingradito), Teresa Iervolino (Lucia), Edgardo Rocha (Giannetto), Rosa Feola (Ninetta), Alex Esposito (Fernando Villabella), Michele Pertusi (Gottardo), Serena Malfi (Pippo), Matteo Macchioni (Isacco), Matteo Mezzaro (Antonio), Claudio Levantino (Giorgio / Il Pretore), Giovanni Romeo (Ernesto), Francesca Alberti (Una gazza), Marionnettes de la Compagnie Fratelli Colla, Chœur et Orchestre du Teatro alla Scala, Riccardo Chailly (direction), Gabriele Salvatores (mise en scène), Gian Maurizio Fercioni (décors et costumes), Marco Filibeck (lumières), Bruno Casoni (chef des chœurs).




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12 mars

[pré-annonce] Philharmonie de Paris 2017-2018

Puisqu'on me le demande gentiment … La saison ayant été présentée aux « amis » de l'Orchestre de Paris et de la Philharmonie, on dispose déjà d'un assez bon recensement des soirées aux grands effectifs (œuvres vocales, orchestres invités…). Évidemment, pour la musique de chambre, ça arrive toujours en dernier. Voici : (Je souligne non pas le plus important, mais les formations invitées.) Opéra ► Mozart, La Clemenza di Tito par Currentzis (même distribution qu'à Salzbourg cet été). J'ai exprimé ma fascination et mes réserves sur la conception exclusivement musicale des œuvres jouées par Currentzis (les opéras de Mozart comme le Sacre), mais pour le matériau très dense de la Clémence, ce pourrait très bien fonctionner. ► Beethoven, Leonore par Jacobs. Encore un baroqueux qui entre dans le XIXe siècle… mais ce devrait être intéressant, surtout que le Freiburger Barockorchester (ce devrait être lui, je suppose) a montré ses aptitudes dans les formidables Mendelssohn revigorants d'Heras-Casado. ► Wagner, Das Rheingold (& Die Walküre ?), prélude à un Ring intégral sur deux saisons, avec Gergiev et le Mariinsky, sans doute dans la distribution de sa troupe qui se produit ces jours-ci à Saint-Pétersbourg dans un cycle complet. Très atypique et tentant – Rheingold épatant au disque, Walküre assez molle, mais les distributions étaient celles des spécialistes mondiaux de Wagner, pas les locaux (or la Russie est l'un des très rares endroits au monde à conserver une école de chant très typée, ce sera passionnant quel qu'en soit le résultat). Et Wagner dans l'acoustique ample et précise de la Philharmonie, ce sera tout simplement merveilleux. ► Verdi, Falstaff, par l'Orchestre de Paris. Là aussi, ce devrait très bien sonner, mais dommage de le donner alors que l'Opéra de Paris l'a aussi dans sa saison (idem pour la Clémence de Titus…). Oratorio ► Verdi, Requiem, Chailly avec La Scala (chœurs inclus ?). ► Elgar, The Dream of Gerontius (Orchestre de Paris), l'un de ses plus beaux oratorios. Harding poursuit donc sa présentation des plus beaux représentants du genre (peu donnés en France), après Elias de Mendelssoh, Faust et Péri de Schumann. ► Rachmaninov, Les Cloches (Orchestre de Paris). Suite à l'annulation rocambolesque (pour une raison de nom sur les billets qui aurait vexé Rozhdestvensky, pas du tout malade) en 2015, retour de l'œuvre, cette fois dirigée par Gianandrea Noseda (ce qui est plutôt encore mieux ou au moins aussi bien). ► La Messe de Bernstein (Orchestre de Paris) par le spécialiste de la musique américaine et showman Wayne Marshall. Musique Symphonique ► Beethoven 9 par Los Ángeles et Dudamel. ► Bruckner 9 par l'Orchestre de Paris. ► Mahler 6 par l'Orchestre de Paris. ► Les trois grands ballets de Stravinski par Rattle et le LSO. ► Soirée Bartók / Chen (Qigang). ► Il y aura aussi Philadelphie (avec Nézet-Séguin) et Cleveland (avec Welser-Möst), parmi d'autres invités. Je suppose et espère qu'il y aura quelques expériences stimulantes, comme le Prometeo de Nono ou, cette saison, la rétrospective de la création contemporaine officielle de ces cinquante dernières années (la semaine prochaine, hélas le même soir que La Pucelle d'Orléans par le Bolchoï !).

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22 février

CD, compte rendu critique. BELLINI, ROSSINI, DONIZETTI, VERDI, GIORDANO, CATALANI, PUCCINI… overtures, preludes & intermizzi (Filarmonica della Scala, Ricardo Chailly, juin 2016, 1 cd Decca)

CD, compte rendu critique. BELLINI, ROSSINI, DONIZETTI, VERDI, GIORDANO, CATALANI, PUCCINI… overtures, preludes & intermizzi (Filarmonica della Scala, Ricardo Chailly, juin 2016, 1 cd Decca). Le Verdi d’ouverture (Il finto Stanislao / le Faux Stanislas, 1840) frappe et claque par sa verve tranchante, d’une motricité toute rossinienne ; tandis que dans Il Lombardi alla prima crociata (qui deviendra comme l’on sait Jérusalem pour l’Opéra de Paris), dans le Prélude au III, met en avant les qualités concertantes du premier violon de la Filarmonica scaligène, son efficacité expressive. La suite réclame davantage d’écoute et rélève l’intérêt car les compositeurs plus tardifs, au tempérament symphoniques, brossent de somptueux paysages, climats intérieurs en liaison avec les situations dramatiques ; ainsi les 4 « véristes » convoqués par Chailly : Catalani, Giordano, Ponchielli, et le dernier du programme : Leoncavallo. Le premier déploie une grâce intérieure miroir pour son héroïne La Wally (1892) ; ainsi l’intro au III séduit par sa vibration aux cordes, ampleur et souffle d’une âme contemplative et désirante… Puis, le Prélude au II de la très rare Siberia (1903) de Giordano (parsifalien), résonne plus gravement (bassons, et tremolos aux contrebasses…), paysage noir, presque d’apocalypse qui ouvre ensuite vers un monde de vibrations naturalistes, volontairement slave et russophones (par les 4 notes répétées qui citent l’incipit du chant des bateliers de la Volga). Dansant et léger, – facétieux même, le ballet des heures de La Gioconda de Ponchielli (1876) est le morceau le plus développé; agissant comme un volet ample, indépendant (presque 10 mn) : il redouble de frémissements suggestifs, en une écriture alerte, aux mélodies enivrantes digne des meilleurs ballets parisiens (et Straussien : Johann évidemment pas Richard) ; l’épisode est une pause d’insouciance dans un succession de tableaux tragiques où bientôt l’héroïne a promis de se donner à celui qu’elle haït le plus : Barnaba. Le ballet trouve une belle fluidité aérienne sous la baguette de Chailly très convaincant dans ce volet qui se situe à l’acte III (à la Ca d’oro à Venise précisément). RICCARDO CHAILLY A LA SCALA : symphonies d’opéras L’intermezzo de Paggliacci de Leoncavallo renouvelle la grâce intensément dramatique et ivre du meilleur Mascagni (Cavalleria Rusticana et ses sublimes paysages sonores qui marquent également un point d’épanouissement dans la conscience des héros). Le pompeux d’I Medici (1893) qui suit peinent à s’alléger : trop wagnérien, grosse caisse et fanfare à l’appui. Heureusement la lyre plus lyrique et sinueuse de 2è Prélude à l’acte III, très parsifalienne elle aussi, rétablit un pur sentiment de symphonisme pastoral. Inscrit dans le fantastique, avec ses fanfares malhériennes propre au début du siècle, Mefistofele de Boito (Prélude au Prologue, dans sa version visionnaire donc de 1876) fait surgir la grande marmite goethéenne : l’opéra de Boito, vaste fresque déroutante par sa démesure même fait résonner l’orchestre à l’échelle du cosmos. Chailly en souligne sans lourdeur la densité des modulations harmoniques d’une authentique modernité alors. Dans cette traversée orchestrale des grands drames lyriques du XIXè et XXè, se distingue évidemment le kitsh cinématographique de Puccini : ses talents de coloriste, et ses harmonies, comme ses trouvailles mélodiques d’une irrésistible séduction : en cela les deux sections qui illustrent son savoir faire, se détachent nettement ; sens du timbre, construction très précise et juste qui fouille la psyché de ses héros en un symphonisme désormais « psychologique » saisissant. Ivresse, attente, sacrifice de Cio Cio San, la jeune geisha sacrifiée de Madama Butterfly de 1904 (intermezzo), puis la subtilité juvénile, printanière d’Edgar, opéra de jeunesse, encore trop mésestimé : Chailly déploie une sensibilité scintillante et réellement chambriste pour Butterfly dans un épisode de plus de 8 mn ; tandis que le Prélude au IV d’Edgard (1889) laisse transparaître une préfiguration fugace et manifeste de l’Adagietto de la 5è de Mahler (postérieure, créée en 1904). La finesse de la direction captive. Même s’ils paraissent dans le désordre, Catalani avant Rossini et Bellini…, chacun des compositeurs forment une unité liée au lieu; chaque ouvrage a été créé à la Scala, soulignant le rôle de créateur actif d’un temple lyrique dont l’histoire musicale laisse pantois. Ainsi Chailly récapitule comme une sorte de fresque stylistique où l’auditeur peut des premiers Verdi et Rossini, jusqu’à Leoncavallo, Boito et Puccini, mesurer l’évolution des écritures, du romantisme au vérisme, et aussi l’impact des styles lyriques français, surtout germaniques, en particulier Wagner, sur la conception sonore de l’opéra italien moderne. Programme intéressant, servi par un maître conteur. La réalisation entend en juin 2016 marquer la prise de fonction de Riccardo Chailly comme nouveau directeur musical de la scène scaligène. Voilà qui rend ses prochaines directions lyriques in loco, … prometteuses. A suivre. ________________ CD, compte rendu critique. BELLINI, ROSSINI, DONIZETTI, VERDI, GIORDANO, CATALANI, PUCCINI… ouvertures, intermèdes (Filarmonica della Scala, Ricardo Chailly, juin 2016, 1 cd Decca)



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