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Musique classique et opéra par Classissima

Riccardo Chailly

mardi 31 mai 2016


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19 mai

Festival de Gstaad 2016

Classiquenews.com - Articles GSTAAD, Festival (Suisse). 14 juillet – 3 septembre 2016. “Musique et famille”. Pour ses 60 ans, le festival à l’air pur propose 70 concerts en 2016… Cette année le festival estival suisse joue la carte des fratries et des familles musicales : qu’il s’agisse des compositeurs évoqués en “familles musiciennes, en dynasties enchanteresses”, ou des interprètes invités en 2016, place donc aux filiations directes, surtout frères et sœurs que la musique accompagnent leur vie durant dans la complicité et le partage artistique, … le festival 2016 selon le souhait de son directeur Christoph Müller (depuis 2002), met l’accent sur les complicités irrésistibles : ainsi les soeurs Khatia & Gvantsa Buniatishvili, Katia & Marielle Labèque…, les frères Kristjan et Neeme Järvi, la dynastie des clarinettistes Ottensamer, les frères Janoska … Fondé en 1957 par le violoniste légendaire Yehudi Menuhin dont 2016 marque le centenaire, le festival de Gstaad dans les Alpes Suisses sait accorder la splendeur des sites naturels à la passion des musiciens qui le font vivre chaque été. C’est selon le voeu de Yehudi Menuhin, une expérience unique au monde pour le public et les artistes acteurs, venus du monde entier jouer, partager, approfondir les œuvres autour de valeurs clés : exigence, amitié, détente… A l’été, 70 concerts résonneront jusqu’aux cimes enneigées : récitals, musique de chambre, concerts symphoniques, à l’église de Saanen ou sous la tente du festival, silhouette désormais emblématique de l’événement estival. Festival de Gstaad 2016… La musique en famille SCENE ORCHESTRALE. Aux côtés des programmes plus intimistes, d’ores et déjà les rendez vous orchestraux (établis depuis 1989) sont très attendus, offrandes exaltantes nées de l’entente entre les instrumentistes et leur chef …à forte personnalité. Pas moins de quatre grandes phalanges viendront à Gstaad en 2016: Giovanni Antonini & le Kammerorchester Basel, Valery Gergiev & le Marijnsky Theatre Orchestra St. Petersburg, Riccardo Chailly & le Filarmonica della Scala Milano, Gianandrea Noseda & le London Symphony Orchestra… Côté récitals de grands solistes, ou tempéraments à suivre absolument, ne manquez pas l’extrême sensibilité virtuose de Maria João Pires, Daniel Hope, Lang Lang, Gabriela Montero, Sir András Schiff, Patricia Kopatchinskaja, Sol Gabetta, Bryn Terfel, Anja Harteros, Fazil Say, Maxime Vengerov, Diane Damrau, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Philippe Jaroussky, Valery Sokolov, Didier Lockwood ou le geste incandescent et intérieur du Quatuor Ebène… TEMPS FORTS. Parmi les nombreux temps forts, soulignons entre autres, le concert du violoniste Daniel Hope, habitué de Gstaad comme de l’Oberland bernois, et surtout héritier et ancien élève de Yehudi Menuhin auquel il a rendu hommage dans un récent cd édité chez Deutsche Grammophon (“Daniel Hope… my tribute to Yehudi menuhin” : oeuvres de Mendelssohn, Reich, Vivaldi, Henze, Taverner, Elgar…)… son concert du 24 juillet reprend en partie les pièces jouées dans l’album discographique (avec l’Australian chamber orchestra). Parmi les autres hommages à Menuhin : Requiem de Mozart par Paul McCreesh (les 15 et 16 juillet), les 3 récitals d’Andras Schiff les 20, 23, 25 juillet), le concert de clôture “Happy Happy Birthday Yehudi” avec Gilles Apap, Valery Sokolov, Didier Lockwood… l’Orchestre Symphonique de Berne sous la direction de Kristjan Järvi (le 3 septembre)… Les amateurs de musique de chambre apprécieront en particulier le Gala Beethoven à deux (Maria Joao Pires et Sol Gabetta, le 17 juillet), Louis Schwizgebel-Wong (le 3 août), les soeurs Bunitaishvili (le 4 août), les membres du Quatuor Ebène (le 8 août : “Confidences d’Isis et d’Osiris”, Haydn, Debussy, Beethoven…), Bertrand Chamayou et la suite de son Projet Ravel (le 16 août) ; les chefs d’oeuvre viennois défendus par Isabelle Faust, Jean-Guilhen Queyras et Alexander Melnikov, le 26 août… Les festivaliers plus lyricophiles ou amateurs de beau chant ne manqueront pas entre autres : récital d’Arabella Steinbacher, le 28 juillet ; concert de lieder et mélodies de R. Strauss et Dvorak par Diana Damrau et Xavier de Maistre, le 14 août ; Philippe Jaroussky et son ensemble Artaserse le 25 août ; le Gala Opera (avec Anja Harteros, Bryn Terfel sous la direction de Gianandrea Noseda, le 28 août)… Le thème de la famille n’est pas seulement à Gstaad une affaire de musiciens ou d’instrumentistes ; il s’agit aussi d’évoquer les clans et dynasties de compositeurs. Ainsi, la Dynastie Bach (Jean Rondeau, le 18 juillet), la famille Mozart (Gabriela Montero, le 26 juillet)… et aussi un très intéressant programme (évoquant les Schumann et le jeune Brahms, si proches) : Clara, Robert et Johannes, les 22, 23 juillet, autre volet de la série “Musique et Famille”… ; sans omettre une évocation de la famille Mendelssohn (Katia Bunitaishvili, Renaud Capuçon, orchestre de chambre de Bâle, le 17 août)… PEDAGOGIE, TRANSMISSION… une expérience musicale unique à partager. Gstaad ce n’est pas seulement des têtes d’affiche exaltantes, à applaudir le temps d’un concert ; ce sont aussi surtout des tempéraments taillés pour la transmission et l’exercice pédagogique : d’ineffables moments de partage, d’apprentissage, d’explication et d’approfondissement, vécus entre maîtres et élèves. Gstaad, par la volonté de son fondateur Yehudi Menuhin dont l’intelligence pédagogique reste exemplaire, un modèle pour tous, enseigne ainsi à plusieurs profils de musiciens, dont les jeunes chefs qui demain seront les baguettes les plus convaincantes… Ainsi le concert des écoliers du Canton de Berne, entre 10 et 18 ans, appelés à travailler la 9ème Symphonie de Beethoven (Tente de Gstaad, le 2 septembre 2016), sans omettre les Académies du Festival (Gstaad String Academy, concert de clôture, le 15 août ; Gstaad Conducting Academy, le 17 août ; Gstaad Vocal Academy, concert de clôture, le 28 août ; Gstaad baroque Academy, Maurice Steger, concert de clôture le 3 septembre), comme les nombreux concerts pour les enfants et les familles (Beethoven4all, The Pumpernickel company, le 2 septembre). Musique de chambre, concert choral sacré, programmes symphoniques, sans omettre la voix comme les grands moments de partage et de dépassement, prolongements des séries pédagogiques, … toutes les musiques et les expériences musicales sont à vivre à Gstaad, cet été, en famille, dès le 14 juillet, et nul part ailleurs. Gstaad Menuhin Festival & Academy. “Musique et Famille” : du 14 juillet au 5 septembre 2016. Toutes les infos et les modalités de réservation sur le site du Festival de Gstaad.

Le blog d'Olivier Bellamy

14 mai

Jean-Christophe Maillot, le Pâtre sur le Rocher

Tourangeau de naissance, il a pu se développer dans une relative harmonie au Conservatoire Francis-Poulenc. S’il avait été parisien, il aurait entendu durant toute son enfance : “Maillot, prenez la Porte !” Il se rêvait un destin plus glorieux. C’est à Cannes, chez Rosella Hightower qu’il a achevé sa formation avant de remporter le Prix de Lausanne et d’être engagé par John Neumeier. Une mauvaise blessure a sonné la fin des rêves étoilés et le début d’une recherche cosmique. Dédaigné par les enfants chéris de la danse contemporaine des années 1980, il s’est construit un style quand d’autres s’essoufflaient à créer et peinaient à se renouveler. Il fait aujourd’hui partie des derniers Mohicans qui ont résisté aux effets de mode. A Monaco, à la tête des prestigieux Ballets de Monte-Carlo, il a densifié sa danse et conquis les places fortes les plus convoitées comme le Bolchoï à Moscou. Aujourd’hui, Jean-Christophe Maillot n’a pas seulement son langage, il a aussi une oeuvre. Voici son programme : • 4 musiques classiques de son choix : ◦ Le Quatuor de Gods and Dogs de Jiri Kylian : Ludwig van Beethoven, String Quartet Opus 18, Nr. 1 in F-major / Movement I, Allegro con brio and Movement II, Adagio affettuoso ed appassionato ◦ Bach, La Passion selon Saint-Mathieu ◦ Le voyage d’hiver de Schubert ◦ Chostakovitch, La Mégère Apprivoisée : MOSCOW-CHERYOMUSHKI SUITE FROM THE OPERETTA - OPUS 105- 1. A SPIN TRHOUGH MOSCOW / 0:03:32 / RICARDO CHAILLY / PHILADELPHIA ORCHESTRA / DIMITRI SHOSTAKOVICH / THE DANCE ALBUM • 3 madeleines : ◦ Concerto en sol de Ravel, Anne Queffélec ◦ Keith Jarret, The Köln Concert Singing in the Rain




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19 février

CD, coffret événement, annonce. THE DECCA SOUND (50 cd Decca)

CD, coffret événement, annonce. THE DECCA SOUND (50 cd Decca)... L’heure est au bilan rétrospectif et Decca réédite en un coffret de 50 cd, autant de joyaux et perles discographiques, illustrant des décades de perfection discographiques, soit les meilleures réalisations musicales sur 50 ans de politique d’enregistrement, bénéficiant de la meilleure prise de son de l’époque (avec Philips s’entend). Outre la qualité de chaque interprétation sélectionnée, l’éditeur met en avant la qualité éditoriale du coffret (chaque album a sa couverture d’origine, un livret explicatif -sa couverture en papier glacée-, de 200 pages présente l’intérêt de la collection comprenant surtout deux chapitres dédiés au “son Decca” et à “50 ans d’excellence Decca”…). L’orchestre en vedette ici demeure le LSO (London Symphony Orchestra), le Wiener Philharmoniker (dont l’intégrale du Ring de Wagner initié dès 1958 – la première intégrale enregistrée en stéréo par Solti, ici en extraits, finalement achevée en 1965 avec La Walkyrie) ; mais aussi les grands Américains (San Francisco, Cleveland, Detroit, Los Angeles…). Parmi les must à écouter, que tout mélomane qui se respecte se doit de connaître : Parmi les plus anciennes bandes ici présentées (à juste titre) chacun pourra tirer bénéfice de l’écoute assidue de la baguette du chef Ataulfo Argenta, sensibilité latine pionnière annonçant dès 1956-1957, la fièvre communicative d’un Dudamel aujourd’hui… ; The Planets / Les Planètes de Holst par Karajan et le Wiener Philharmoniker, septembre 1961 ; War Requiem de et par Britten (Londres, 1963 comptant Vishnevskaya, Pears, Fischer-Dieskau), Istvan Kertesz (Symphonies de Dvorak, Bartok et Ravel en 1961-1963 et 1965-1968 avec le pianiste Julius Katchen) ; l’imagination théâtrale de Peter Maag dans Le songe d’une nuit d’été de Mendelssohn (Londres, 1957) ; le Borodin de martinon en 1958 ; Daphnis et Chloé de Ravel par Pierre Monteux et le London SYmphony orchestra en avril 1959 ; … Côtés voix légendaires dans des prises lives ou chaleureuses : distinguons, La Fanciulla del West de Puccini avec en 1958, Mario del Monaco et Renata Tebaldi ; le concert romain des 3 ténors (1990 : Pavarotti, Domingo, Carreras : coup médiatique, coût artistique…) ; le récital new yorkais de Pavarotti, Horne, Sutherland de 1981 ; le programme de mélodies italiennes par Beethoven, Schubert et Haydn (cantate Arianna) par la jeune Bartoli en 1992 … Côtés “grands chefs” et directions inspirées / habitées, vous vous délecterez bien d’Une Symphonie alpestre de R. Strauss par Herbert Blomstedt (San Francisco Symphony, 1989), Riccardo Chailly (avec Jean-Yves Thibaudet au piano) dans la spectaculaire – vrai défi spatial-, Turangalîla-symphonie (Amsterdam, 1992), Christoph von Dohnanyi (Erwartung de Schoenberg avec Anja Silja (1979), Antal Dorati (L’Oiseau de feu, Le Sacre du printemps, 1981-1982 avec le Detroit Symphony Orchestra) ; évidemment Sir Georg Solti ne saurait être omis de l’âge d’or du son Decca (récital lyrique avec Renée Fleming : Mozart, Dvorak, Verdi et surtout la scène finale de Daphné de Richard Strauss avec le LSO en 1996, claire référence aux prises de son hédonistes d’un Karajan mais en peut-être moins clair et transparent…), Symphonies n°5 et 9 de Chostakovitch par Bernard Haitink (1980-1981)… comme Zubin Mehta (Symphonie n°2 de Charles Ives, Los Angeles Philharmonic Orchestra, mai 1975) Parmi les pianistes, retrouvons avec plaisir Nelson Freire (l’incontournable, Alicia de Larrocha (Falla : Nuits dans les jardins d’Espagne sous la direction de Rafael Frübeck de Burgos, 1983), Radu Lupu (Sonates de Beethoven dont Clair de lune, Pathétique, Waldstein, 1972), Clifford Curzon (Concertos pour piano n°20 et 27 de Mozart sous la direction de Britten en 1970!) ; Mention spéciale pour Vladimir Ashkenazy, le pianiste (Concertos 3 et 2 de Rachmaninov en 1963 sous la direction de Fistoulari) et presque 20 ans plus tard (1982-1984), le chef 1ère de Sibelius et Tableaux d’une exposition de Moussorsgki ; même le baroque n’est pas oublié grâce au Didon et Enée de Purcell par Christopher Hogwood et ses équipes (dont complice familière du chef, Emma Kirkby, 1992) ; ce qui rend quand même accessoire le son dépassé de Karl Münchinger et ses troupes de Stuttgart, dans le Magnificat de JS Bach (1968). Critique complète du coffret THE DECCA SOUND à venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com CD, coffret événement, annonce. THE DECCA SOUND, édition limitée (50 cd Decca). CLIC de CLASSIQUENEWS de février et mars 2016.

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16 janvier

Les Pêcheurs de Perles au Met et au cinéma

Cinéma. En direct du Met, aujourd’hui, 16 janvier 2016, 18h55. Bizet:Les Pêcheurs de perles. Avec Diana Damrau, soprano vedette, récente Traviata sur la scène de l’Opéra Bastille, qui chante donc Leïla – la grande prêtresse hindoue, la nouvelle production des Pêcheurs de Perles de Bizet crée outre Atlantique, l’événement lyrique de ce début d’année 2016, comme La Scala le 7 décembre 2015 avait créé l’événement grâce à la diva austro russe Anna Netrebko dans le rôle de Giovanna d’Arco sous la direction de Riccardo Chailly. En direct du Metropolitan Opera de New York Les Pêcheurs de Perles au cinéma En janvier 2016, le Metropolitan Opera de New York affiche donc The Pearl fischers – Les Pêcheurs de Perles, opéra orientaliste de Georges Bizet, futur auteur de l’espagnolade lyrique, Carmen, d’après Mérimée. Les Pêcheurs de Perles n’avaient pas été produits sur la scène new yorkaise depuis 100 ans. Créé en 1863, et donc propre à l’esthétique éclectique et néo-orientale du Second Empire, Les Pêcheurs de Perles convoque le rêve indien où deux hommes au début liés par un pacte d’amitié (Zurga, chef des pêcheurs, baryton) et Nadir qui revient d’un long périple (ténor), se retrouvent rivaux, désirant la même femme Leïla, devenue prêtresse vouée à la chasteté, dont ils ne devaient tous deux jamais s’éprendre. Après maintes péripéties, où Zurga, rongé par la jalousie, les dénonce puis les défend, enfin, généreux et porté par le pardon, laisse les deux amants fuir le village où ils devaient être brûlés vifs. Si Berlioz loue les qualités de l’orchestration (particulièrement raffinée) comme la séduction de l’inspiration mélodique (se distinguent entre autres de nombreux airs mémorables : duo Zurga/Nadir (C’est toi… au fond du temple saint), duo Leila/Nadir (Ton cœur n’a pas compris), sans omettre la fameuse Romance de Nadir (d’une tendresse orientale), la partition tombe dans l’oubli, donnant jour à des versions remaniées et dénaturées, enfin écartées grâce au travail du musicologue Michel Poupet (1973) qui fixe la version officielle, autographe telle que l’avait conçue Bizet en 1863 (présentée pour la première fois par le Welsh National Opera, Ecosse). Les connaisseurs savent reconnaître au-delà de la séduction musicale qui rend un hommage direct à Gounod (maître de Bizet), le clair génie lyrique du compositeur, futur auteur de Carmen, quelques 12 années plus tard. Jamais Bizet ne fut aussi séducteur et sensuel que dans Les Pêcheurs de Perles. Les Pêcheurs de Perles de Bizet au Metropolitan Opera de New York, mise en scène de Penny Woolcock. Durée : 2h30mn, chanté en français. Cinéma. En direct du Met, le 16 janvier 2016, 18h55. Bizet:Les Pêcheurs de perles. Avec Diana Damrau, dans les salles de cinéma partenaires (réseau pathelive.com ) Les Pêcheurs de Perles, qualités d’une partition orientaliste. L’oeuvre est le produit de la rencontre entre le directeur du Théâtre Lyrique, Léon Carvalho, défenseur des jeunes auteurs pour le théâtre et Georges Bizet (suivront dans le prolongement de leur entente : La Jolie Fille de Perth, et L’Arlésienne). Carvalho donne sa chance au compositeur prix de Rome : il devra livrer une nouvel opéra où sur l’île de Ceylan, les deux amis Zurga et Nadir s’opposent malgré eux puis se réconcilie autour de la belle Leïla. Dès la création, Berlioz loue non seulement le génie d’orchestrateur de Bizet (le thème de la déesse, fixant d’abord le duo préalable Zurga / Nadir, revient huit fois dans la partition), mais aussi son intelligence dramatique. Ainsi l’éclat du finale du III, avec un chœur sublime qui annonce la force collective de Carmen, est célébré : le peuple réclame alors la mort des deux amants maudits, Nadir et Leïla. A contrario de l’enthousiasme de Berlioz, le jeune Chabrier, âgé de 22 ans, non sans jalousie, reproche à Bizet son manque de personnalité (« le grand défaut de la musique de Bizet est de manquer de style ou plutôt de les voir tous.. », relevant ici un emprunt à Gounod, Félicien David, et même Verdi…). Et de conclure : « en un mot, Bizet n’est presque jamais et nous le voulons lui, car il peut beaucoup sans le secours des autres. ». A sa créaction en 1863, la partition tint l’affiche du Théâtre Lyrique, 18 fois : honnête succès qui suscita aussi l’enthousiasme d’un Prix de Rome, Emile Paladilhe (« cette partition est très remarquable et bien supérieure à tout ce que font aujourd’hui Auber, Thomas, Clapisson, Reber…. »). Carvalho reprit l’ouvrage à l’Opéra Comique en 1893, installant désormais l’opéra au répertoire.



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4 janvier

Les Pêcheurs de Perles au Met et au cinéma

Cinéma. En direct du Met, le 16 janvier 2016, 18h55. Bizet:Les Pêcheurs de perles. Avec Diana Damrau, soprano vedette, récente Traviata sur la scène de l’Opéra Bastille, qui chante donc Leïla – la grande prêtresse hindoue, la nouvelle production des Pêcheurs de Perles de Bizet crée outre Atlantique, l’événement lyrique de ce début d’année 2016, comme La Scala le 7 décembre 2015 avait créé l’événement grâce à la diva austro russe Anna Netrebko dans le rôle de Giovanna d’Arco sous la direction de Riccardo Chailly. En direct du Metropolitan Opera de New York Les Pêcheurs de Perles au cinéma En janvier 2016, le Metropolitan Opera de New York affiche donc The Pearl fischers – Les Pêcheurs de Perles, opéra orientaliste de Georges Bizet, futur auteur de l’espagnolade lyrique, Carmen, d’après Mérimée. Les Pêcheurs de Perles n’avaient pas été produits sur la scène new yorkaise depuis 100 ans. Créé en 1863, et donc propre à l’esthétique éclectique et néo-orientale du Second Empire, Les Pêcheurs de Perles convoque le rêve indien où deux hommes au début liés par un pacte d’amitié (Zurga, chef des pêcheurs, baryton) et Nadir qui revient d’un long périple (ténor), se retrouvent rivaux, désirant la même femme Leïla, devenue prêtresse vouée à la chasteté, dont ils ne devaient tous deux jamais s’éprendre. Après maintes péripéties, où Zurga, rongé par la jalousie, les dénonce puis les défend, enfin, généreux et porté par le pardon, laisse les deux amants fuir le village où ils devaient être brûlés vifs. Si Berlioz loue les qualités de l’orchestration (particulièrement raffinée) comme la séduction de l’inspiration mélodique (se distinguent entre autres de nombreux airs mémorables : duo Zurga/Nadir (C’est toi… au fond du temple saint), duo Leila/Nadir (Ton cœur n’a pas compris), sans omettre la fameuse Romance de Nadir (d’une tendresse orientale), la partition tombe dans l’oubli, donnant jour à des versions remaniées et dénaturées, enfin écartées grâce au travail du musicologue Michel Poupet (1973) qui fixe la version officielle, autographe telle que l’avait conçue Bizet en 1863 (présentée pour la première fois par le Welsh National Opera, Ecosse). Les connaisseurs savent reconnaître au-delà de la séduction musicale qui rend un hommage direct à Gounod (maître de Bizet), le clair génie lyrique du compositeur, futur auteur de Carmen, quelques 12 années plus tard. Jamais Bizet ne fut aussi séducteur et sensuel que dans Les Pêcheurs de Perles. Les Pêcheurs de Perles de Bizet au Metropolitan Opera de New York, mise en scène de Penny Woolcock. Durée : 2h30mn, chanté en français. Cinéma. En direct du Met, le 16 janvier 2016, 18h55. Bizet:Les Pêcheurs de perles. Avec Diana Damrau, dans les salles de cinéma partenaires (réseau pathelive.com ) Les Pêcheurs de Perles, qualités d’une partition orientaliste. L’oeuvre est le produit de la rencontre entre le directeur du Théâtre Lyrique, Léon Carvalho, défenseur des jeunes auteurs pour le théâtre et Georges Bizet (suivront dans le prolongement de leur entente : La Jolie Fille de Perth, et L’Arlésienne). Carvalho donne sa chance au compositeur prix de Rome : il devra livrer une nouvel opéra où sur l’île de Ceylan, les deux amis Zurga et Nadir s’opposent malgré eux puis se réconcilie autour de la belle Leïla. Dès la création, Berlioz loue non seulement le génie d’orchestrateur de Bizet (le thème de la déesse, fixant d’abord le duo préalable Zurga / Nadir, revient huit fois dans la partition), mais aussi son intelligence dramatique. Ainsi l’éclat du finale du III, avec un chœur sublime qui annonce la force collective de Carmen, est célébré : le peuple réclame alors la mort des deux amants maudits, Nadir et Leïla. A contrario de l’enthousiasme de Berlioz, le jeune Chabrier, âgé de 22 ans, non sans jalousie, reproche à Bizet son manque de personnalité (« le grand défaut de la musique de Bizet est de manquer de style ou plutôt de les voir tous.. », relevant ici un emprunt à Gounod, Félicien David, et même Verdi…). Et de conclure : « en un mot, Bizet n’est presque jamais et nous le voulons lui, car il peut beaucoup sans le secours des autres. ». A sa créaction en 1863, la partition tint l’affiche du Théâtre Lyrique, 18 fois : honnête succès qui suscita aussi l’enthousiasme d’un Prix de Rome, Emile Paladilhe (« cette partition est très remarquable et bien supérieure à tout ce que font aujourd’hui Auber, Thomas, Clapisson, Reber…. »). Carvalho reprit l’ouvrage à l’Opéra Comique en 1893, installant désormais l’opéra au répertoire.

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26 décembre

CD, compte rendu critique. Placido Domingo 2016. The 50 greatest tracks / Double coffret des 75 ans (2 cd Deutsche Grammophon)

CD, compte rendu critique. Placido Domingo 2016. The 50 greatest tracks / Double coffret des 75 ans (2 cd Deutsche Grammophon). Vaste tour d’horizon du plus célèbre ténor au monde après Pavarotti et qui comme lui, combine longévité vocale et intelligence artistique. Pour ses 75 ans en 2016, Deutsche Grammophon rend un (premier) hommage par ce double coffret commémoratif, à Placido Domingo (né à Madrid le 21 janvier 1941), traversant les multiples rôles d’une carrière marquante par sa pertinence, son sens de la justesse poétique, son constante quête de la sincérité dramatique. Domingo n’est pas seulement un ténor à la voix prodigieuse, c’est surtout un acteur né, doué de subtilité qui lui permet d’aborder chaque personnage avec un souci expressif d’une rare séduction. Devenu aujourd’hui baryton, et malgré une usure de la voix repérable, le madrilène doit sa gloire légitime à des phrasés millimétrés dans toutes les langues, en particulier, singulièrement détectable dans le français romantique de Don José (Carmen de Bizet) ou surtout d’Hoffmann dans les Contes d’Hoffmann d’Offenbach ici, courte évocation de 1972 (l’une de ses plus anciennes gravures dans la présente sélection : plage 20 cd1). Outre son sens du texte, son dramatisme linguistique, Domingo est capable d’aigus ardent et métalliques d’une tenue impeccable (comme en témoigne, plage 21 cd1, de 1984, l’air de Manrico : “Di Quella pira”, sous la direction de Giulini). Les 75 ans de Placido Domingo Parmi le florilège étendu donc qu’offrent les 2 cd commémoratifs du ténor vénérable autant que miraculeusement tenace, citons ici les grands rôles de son répertoire, bien représentés dans le choix de ce double coffret : Rodolfo (avec Cotrubas : Brindisi de La Traviata de Verdi, sous la direction de Carlos Kleiber de 1976) ; Samson de Samson et Dalila de 1978 sous la direction de Georges Prêtre : ample extrait où le ténor défend un sens du texte en français exemplaire (plus de 6mn, reflétant la complexité humaine et héroique du protagoniste, épris de Dieu). Fervent et blessé Werther de Massenet (Chailly, 1979) d’une totale vérité. Comme son José de Bizet déjà cité (1975, avec Solti à Londres) : soit deux immenses rôles qui suffiraient à imposer définitivement l’interprète, superbe acteur, révélant une intensité intérieure déchirante. Hoffmann donc déjà cité et dans un plus large extrait sous la direction de Seiji Ozawa en 1986 (triomphant et clair dans le fameux air “Dans la cour d’Eisenach”. Distinguons aussi ses Wagner tout aussi convaincants : Lohengrin avec Solti en 1986 (air confession révélation où le chevalier élu révèle son identité : “In fernem Land, unnahbar euren Schritten” : l’articulation sobre de l’allemand y démontre l’instinct du diseur, son sens de la ligne qui fera l’admiration de l’un de ses émules, Villazon. Domingo est ainsi, ce que l’on oublie parfois, un immense wagnérien. Son Parsifal que nous avons eu la chance d’écouter à Bastille relevait du même métier, précis, nuancé, ciselé). Aux côtés de Verdi, où il est naturel et flexible, convaincant et ciselé, Puccini se taille une autre part du lion : Mario Cavaradossi de La Tosca (Sinopoli, 1990, et Zubin Mehta en 1990), Edgar (2005), Des Grieux (Manon Lescaut, Sinopoli, 1984). Le CD2 regroupe tous les tubes latinos qui complètent les choix du cd1 mettant en avant ses grands rôles à l’opéra. Evidemment L’irrésistible et scintillant Granada de Lara (1975), le caressant El dia que me quieras d’après Le Pera / Gardel, révélant le crooner argentin (1981) ; sans omettre la sincérité recueillie du Panis Angelicus (en son souffle idéalement géré) de Franck (2002) ; surprenant, la transposition d’un Wesendonck-lieder de Wagner (Der Engel, sous la direction de Marcello Viotti en 2002) Mais l’instinct d’un canto séducteur allié à un legato envoûtant s’affirment mieux qu’ailleurs, au registre plus léger, proche de l’opérette, dans la zarzuela dont Domingo aura été un fidèle et long interprète : l’ardeur tragique de No puede ser (La taberna del puerto de Sorozábal, 1990) ou chez Lehar, faussement insouciant mais d’une poésie suggestive que le ténor (doué d’un’ finesse naturelle réelement désarmante) savait comprendre intuitivement (Das land des Lächelns, Dein ist mein ganzes Herz, 1990). Le tour d’horizon est dans sa diversité très fidèle à l’énergie dramatique du ténor mythique, diseur, tragédien, d’une exceptionnelle vérité vocale. Et pour ce 21 janvier 2016, donc pour vos 75 ans, bon anniversaire Placido ! CD, compte rendu critique. Placido Domingo 2016. The 50 greatest tracks / Double coffret des 75 ans. 2h45mn. 2 cd Deutsche Grammophon 0028947953210 Visitez le site officiel de Placido Domingo : http://www.placidodomingo.com

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